Hypnose à Lyon

Les personnes qui viennent me consulter arrivent le plus souvent avec une souffrance dont elles voudraient être libérées : une angoisse qui revient, une peur devenue envahissante, une sensation physique inexpliquée, un comportement qu’elles ne parviennent plus à maîtriser. Elles savent généralement décrire ce qui leur arrive. Cela ne signifie pas pour autant qu’elles comprennent pourquoi cela leur arrive.
C’est une distinction importante dans ma manière de travailler. Soulager un symptôme est évidemment essentiel lorsque celui-ci prend trop de place dans la vie quotidienne. L’hypnose peut permettre d’agir sur les réactions, les sensations ou les automatismes qui entretiennent cette souffrance et de retrouver progressivement une marge de liberté.
Mais mon expérience clinique m’a également appris à ne pas m’arrêter à la seule disparition du symptôme. Lorsqu’une difficulté s’est installée ou revient régulièrement, il est souvent nécessaire de chercher à comprendre ce qu’elle exprime, ce qui l’a fait apparaître et ce qui continue à la maintenir. Sans ce travail, l’apaisement obtenu peut parfois rester fragile ou temporaire.
C’est dans cette double démarche — soulager ce qui fait souffrir aujourd’hui et comprendre ce qui se joue derrière le symptôme — que s’inscrit ma pratique de l’hypnose au cabinet de Lyon 3e.
Qu'est-ce que l'Hypnose ?
L’hypnose n’est ni un état de sommeil ni une perte de contrôle. Vous restez présent à ce qui se passe et pouvez parler, réagir ou interrompre l’expérience à tout moment. Ce qui change surtout, c’est la manière dont l’attention se porte sur les sensations, les images, les pensées ou les émotions.
Nous connaissons d’ailleurs spontanément des états qui s’en rapprochent : lorsque nous sommes absorbés par un livre, un film, une musique ou simplement par nos pensées, notre attention se modifie et ce qui nous entoure peut momentanément passer au second plan. Cela peut s’apparenter aussi bien à une grande concentration qu’à un moment de profonde distraction.
L’hypnose ericksonienne est une méthode souple et créative qui utilise les ressources inconscientes de la personne. Par l’expérience que j’en ai, en tant qu’hypnothérapeute mais également en tant que patient, je dirais que l’hypnose se rapproche d’un état de rêverie. Nous connaissons tous ces moments où notre attention se détourne momentanément de ce qui nous entoure pour se porter vers notre monde intérieur. C’est une fonction naturelle de l’esprit. La différence est qu’en séance, cet état est utilisé dans un but thérapeutique.
Dans cet état, vous pouvez devenir plus attentif à vos ressentis, à vos émotions, aux images ou aux associations qui apparaissent. La pensée rationnelle ne disparaît pas, mais elle peut occuper moins de place. Une fois cet état installé, le thérapeute peut l’utiliser pour favoriser un changement, mais aussi pour explorer ce qui se joue derrière un symptôme et tenter d’en éclairer l’origine.
L’hypnose offre ainsi une autre manière d’aborder ce qui résiste parfois à la seule compréhension rationnelle.
Comment se déroule une séance d'Hypnose ?
Une première séance commence toujours par un temps d’échange. Avant de pratiquer l’hypnose, j’ai besoin de comprendre ce qui vous amène : ce que vous ressentez, depuis quand, dans quelles circonstances la difficulté apparaît et la manière dont elle affecte aujourd’hui votre vie.
Ce premier échange est important car un même symptôme peut avoir une histoire et une fonction très différentes d’une personne à l’autre. Deux personnes peuvent par exemple consulter pour une même peur sans que celle-ci s’inscrive de la même manière dans leur histoire. Je ne travaille donc pas à partir d’un protocole déterminé uniquement par le symptôme.
Lorsque nous passons à l’hypnose, vous êtes généralement installé confortablement dans un fauteuil. Je vous accompagne progressivement vers l’état que nous avons décrit plus haut. Vous n’avez rien de particulier à réussir : il n’existe pas de « bonne » manière d’être hypnotisé et vous restez libre de parler, de bouger ou de signaler ce que vous ressentez.
À partir de ce qui apparaît pendant la séance — sensations, émotions, images, souvenirs ou associations — le travail peut prendre des directions différentes. Il peut s’agir d’apaiser une réaction devenue trop intense, de modifier certains automatismes, mais aussi parfois de faire émerger des éléments permettant de mieux comprendre ce qui entretient la difficulté.
Une séance n’est donc pas un protocole que j’applique sur vous. Elle se construit avec vous, à partir de ce que vous apportez et de ce qui apparaît au cours du travail.
Mon approche de l'Hypnose ?
Lorsque quelqu’un vient me consulter, ma première préoccupation est évidemment la souffrance qui l’amène. Une angoisse, une phobie, une dépendance ou un symptôme devenu envahissant peuvent prendre une telle place que retrouver rapidement un peu d’apaisement est déjà essentiel.
Mais mon travail ne consiste pas uniquement à chercher à faire disparaître ce symptôme. Avec l’expérience, j’ai appris à le considérer aussi comme le signe que quelque chose mérite d’être entendu et compris. La question devient alors non seulement « comment vous soulager ? », mais aussi « pourquoi cette difficulté est-elle apparue et pourquoi continue-t-elle à s’imposer à vous ? »
C’est ce qui explique que je n’utilise pas de protocole identique pour toutes les personnes qui viennent consulter pour une même difficulté. Derrière deux crises d’angoisse, deux phobies ou deux comportements compulsifs peuvent se trouver des histoires, des fragilités et des mécanismes très différents.
L’hypnose me permet de travailler sur ce qui se manifeste aujourd’hui — les sensations, les réactions, les peurs ou les automatismes — tout en restant attentif à ce qui peut progressivement apparaître derrière le symptôme.
Cette manière de travailler est liée à ma double pratique de l’hypnose et de la psychanalyse : chercher à apaiser ce qui fait souffrir, sans renoncer à comprendre ce qui lui donne sens.
Hypnose et Psychanalyse : deux modalités possibles d'un même travail
Je pratique à la fois l’hypnose et la psychanalyse, mais cela ne signifie pas que j’utilise systématiquement l’hypnose avec toutes les personnes qui viennent me consulter. L’hypnose n’est pas une réponse à toutes les difficultés et je ne la considère pas comme une fin en soi.
Elle peut être particulièrement utile pour travailler sur un symptôme, apaiser une réaction devenue envahissante ou permettre l’émergence d’une émotion, d’une sensation ou d’une image qui restait jusque-là difficilement accessible par la parole.
La psychanalyse permet un autre travail. Elle cherche davantage à comprendre comment un symptôme s’est construit, ce qui peut l’avoir fait apparaître et la place qu’il occupe dans l’histoire de la personne. Ce travail par la parole peut alors apporter une matière précieuse au travail hypnotique.
Mais le mouvement fonctionne également dans l’autre sens. Ce qui apparaît sous hypnose peut parfois éclairer très rapidement quelque chose que l’on cherchait jusque-là à comprendre par les mots. Une émotion, une sensation ou une image peuvent faire apparaître un lien qui n’avait pas encore pu être formulé. Une émotion vaut parfois mille mots.
C’est ainsi que je conçois l’articulation entre ces deux pratiques : non pas comme deux méthodes que j’appliquerais systématiquement l’une après l’autre, mais comme deux voies différentes qui peuvent se nourrir mutuellement au cours du travail thérapeutique.
Cette articulation est développée plus largement dans l’article : Pourquoi associer hypnose et psychanalyse ?
A qui s'adresse l'Hypnose ?
L’hypnose peut être envisagée lorsqu’une difficulté ne se laisse pas facilement modifier par la seule volonté ou la compréhension rationnelle. Vous pouvez parfaitement savoir qu’une peur est disproportionnée, qu’un comportement vous fait du mal ou qu’une réaction n’a plus lieu d’être, sans parvenir pour autant à l’empêcher de se reproduire.
C’est notamment dans cet écart entre « je sais » et « je n’arrive pourtant pas à faire autrement » que l’hypnose peut trouver son utilité en tant qu'outil thérapeutique. Elle permet d’aborder autrement certaines réactions, émotions ou automatismes qui semblent échapper au contrôle volontaire.
Cependant, si l'hypnose peut trouver sa place dans de nombreuses situations, elle n'est pas pour autant toujours suffisante ni nécessairement le meilleur outil à un moment donné. Dans certaines situations, elle peut même ne pas être pertinente dans un premier temps. Le choix de l’utiliser et le moment de le faire dépendent de ce qui vous amène à consulter, de votre histoire et de ce qui apparaît au cours des premiers échanges.
Le cadre des séances d'Hypnose à Lyon 3
Les séances se déroulent à mon cabinet situé 86 rue Paul Bert, dans le 3e arrondissement de Lyon. Le cabinet offre un espace calme et confidentiel permettant de prendre le temps nécessaire à l’échange et au travail thérapeutique.
La séance ne commence pas nécessairement par de l’hypnose. Nous prenons d’abord le temps de comprendre ce qui vous amène et de déterminer ensemble la manière dont nous allons travailler. L’hypnose peut alors être utilisée lorsqu’elle paraît pertinente, au cours de cette première rencontre ou dans la suite du travail.
Pour les personnes résidant à proximité, des informations spécifiques sont également disponibles concernant l’ hypnose proche de la Part-Dieu ainsi que l’ hypnose proche de Bellecour .
Hypnose à Lyon : pour quelles difficultés venir consulter ?
Les personnes que je reçois au cabinet viennent rarement avec une demande formulée en termes de diagnostic. Elles parlent plutôt de ce qui leur arrive : une angoisse devenue difficile à contenir, une peur qui limite leur quotidien, un comportement qu’elles voudraient pouvoir arrêter, une fatigue psychique ou le sentiment de ne plus parvenir à faire face comme auparavant.
Les motifs de consultation peuvent être très différents, notamment :
- Angoisses et troubles émotionnels et psychologiques : stress, anxiété
- Phobies (conduite, métro, espaces clos, dentiste…)
- Troubles du comportement alimentaires et symptômes associés
- Addictions (tabac, alimentation, écrans, impulsions)
- Burn-out ou surcharge mentale
- Confiance en soi, troubles de l'estime de soi, phobies sociales, prise de parole